Politiques et Loi 25

Sécurité et anti-fraude

Des mesures à la hauteur de ce qu'elles protègent

L'article 10 de la Loi demande des mesures de sécurité raisonnables compte tenu de la sensibilité des renseignements, de leur finalité, de leur quantité, de leur répartition et de leur support. Nous lisons « raisonnable » comme un plancher. Voici ce qui est en place.

En une phrase. Une copie volée de notre base de données, ou d'une de ses sauvegardes, ne révèle le nom, les coordonnées, l'adresse ni le message de personne : chaque renseignement y est chiffré, et la clé qui permet de le lire ne quitte jamais un module matériel spécialisé.

Ce qui est en place En vigueur

Hébergement au Québec

La plateforme, sa base de données, ses fichiers, ses courriels et ses textos transactionnels sont hébergés chez Amazon Web Services, à Montréal. Les exceptions, déclarées dans notre politique de confidentialité, sont Google pour les adresses et les cartes, Stripe pour le paiement des courtiers et, à la demande d'un courtier, Meta pour Instagram.

Chiffrement de chaque renseignement

Destruction cryptographique

Quand un compte est supprimé, quand un site fermé arrive au bout de sa quarantaine, ou quand un dossier conservé par obligation légale arrive à échéance, la plateforme supprime les renseignements, puis détruit la clé qui les protégeait. Ce qui aurait pu en rester, même dans une sauvegarde, devient illisible d'un seul geste. Chaque destruction est inscrite au journal d'audit.

Rien de confidentiel par courriel

Quand une demande arrive, le courtier reçoit un avis qui ne contient que des renseignements masqués (par exemple, un prénom tronqué et une partie du courriel), sans lien cliquable. Pour voir le détail, il doit se connecter à la plateforme. Ce choix ferme la porte la plus fréquente des fuites dans notre industrie : les boîtes courriel transférées, partagées, piratées ou simplement conservées pour toujours.

Accès et authentification

Un journal d'audit scellé

Détection des incidents

Un renseignement chiffré qui refuse de s'ouvrir, une clé que le module ne rend pas, ou un journal d'audit altéré ouvrent d'office une entrée à évaluer dans notre registre des incidents de confidentialité, et notre responsable en est avisé. La suite est décrite dans Gouvernance.

Notre préparation

Nous nous préparons à ce qui peut mal tourner, pas seulement à ce qui va bien :

Vérification des courtiers

Le permis de l'OACIQ de chaque courtier est vérifié à son inscription, puis chaque année. Sur Loi 16 expliquée, une demande n'est transmise qu'à un courtier dont le permis est valide, dont la vérification est à jour et qui a adhéré volontairement au réseau.

Conservation appliquée par la machine

La durée annoncée dans le formulaire est inscrite dans la demande au moment où vous la soumettez. Des tâches quotidiennes détruisent les demandes, les dossiers, les comptes et les traces échus ; la plateforme ne permet à personne de prolonger une durée déjà promise (art. 23). Les durées sont dans notre politique de confidentialité.

« Vérifier cet appareil »

Les formulaires de demande reçoivent des envois automatisés et frauduleux, souvent au nom de personnes qui n'ont rien demandé. Pour les bloquer, nous vérifions que la demande vient d'un vrai navigateur utilisé par une personne.

Nous ne proposons pas d'outil public pour « vérifier » son appareil : une empreinte d'appareil n'identifie pas une personne de façon unique, et un tel outil renseignerait surtout les fraudeurs sur ce que nous détectons.

Décisions automatisées

Chaque soumission reçoit automatiquement un score de qualité et de risque. Une soumission qui présente les signes d'un envoi automatisé ou frauduleux peut être retenue au lieu d'être transmise à un courtier. Ce score ne sert jamais à juger une personne, son projet ou sa solvabilité : seulement à vérifier qu'une vraie personne a fait la demande.

Conformément à l'article 12.1, si une telle décision vous concerne, vous pouvez nous écrire pour connaître les renseignements utilisés, les raisons et les principaux facteurs qui l'ont fondée, faire rectifier un renseignement et présenter vos observations à une personne de notre équipe qui peut réviser la décision. Écrivez à support@conversion.realestate.

Ce que nous ne prétendons pas

Aucune mesure n'est absolue. Une application compromise pendant qu'elle fonctionne aurait accès aux clés qu'elle utilise : nous réduisons ce risque par le moindre privilège, des clés gardées peu de temps en mémoire, des limites de débit et l'audit des consultations. Les courriels et les textos, eux, transitent par les réseaux de leurs destinataires : c'est pourquoi ils ne contiennent rien de confidentiel.

Nos engagements

Réalisés En vigueur

  1. Chiffrement applicatif de tous les renseignements personnels au repos, sous des clés propres à chaque courtier, à chaque site et à chaque compte.
  2. Chiffrement des jetons d'accès des services reliés (Instagram et Google).
  3. Destruction cryptographique à la suppression d'un compte, à la fin d'un site et à l'échéance d'un dossier conservé par obligation légale.
  4. Évaluation des facteurs relatifs à la vie privée pour chaque fournisseur qui reçoit des renseignements hors du Québec (art. 17), conclue par notre responsable le 25 octobre 2026, avant toute collecte.
  5. Entente de service écrite avec chaque courtier (art. 18.3) : l'annexe A de nos conditions d'utilisation.
  6. Registre des incidents de confidentialité et procédure écrite (art. 3.5 à 3.8).
  7. Traceurs des sites de courtiers sous consentement, refusés par défaut.

En cours En construction

  1. Une revue juridique ciblée de nos politiques et de nos conditions d'utilisation par un avocat.
  2. Un exercice d'incident chaque année, de bout en bout, dont le premier se tiendra après la publication de ces politiques.
Préversion 1.0 · mise à jour le · en vigueur à l'ouverture de la plateforme · Historique des modifications